1/ On doit tourner, un tant soit peu le corps sur la droite étant au clavecin : ne point avoir Les genoux trop serrés ; et tenir ses pieds vis à vis L’un de L’autre ; mais surtout le pièd droit bien en dehors.
2/ A L’égard des grimaces du visage on peut s’en corriger soy-même en mettant un miroir sur le pupittre de L’épinette, ou du clavecin.
3/ Il faut avoir un air aisé à son clavecin : sans fixer trop la vuë sur quelque objet, ny l’auoir trop vague : enfin regarder La compagnie, s’il s’en trouve, comme sy on n’étoit point occupé d’ailleurs. Cet avis n’est que pour ceux qui jouent sans le secours de Leurs Livres.
4/ On connoîtra par La pratique, combien le changement d’un doigt, à un autre, sur la même note, sera utile ; et quelle liaison cela donne au jeu.
5/ C’est la valeur des notes qui doit, en general, dèterminer la durée des pincés-doubles, des ports-de-voix-doubles ; et des tremblemens.
6/ Quoi que les tremblemens soient marqués égaux, dans la table des àgrèmens de mon premier livre, ils doivent cependant commencer plus lentement qu’ils ne finissent : mais, cette gradation doit être imperceptible.
7/ Si le clavecin n’enfle point ses sons ; si les batemens redoublés sur une même note ne lui conviennent pas extrêmement ; Il a d’ autres avantages, qui sont, La précision, La netteté, Le brillant ; Et L’etenduë.
8/ il y a selon moy dans notre façon d’ecrire la musique, des défauts qui se raportent à la manière d’ècrire notre langue. C’est que nous écrivons différemment de ce que nous exécutons ; ce qui fait que les étrangers jouent notre musique moins bien que nous fesons la leur.
Par exemple. Nous pointons plusieurs croches de suites par degrés-conjoints ; Et cependant nous les marquons ègales ; notre usage nous a asservis ; Et nous continuons.
9/ A L’ègard des pièces tendres qui se jouent sur le clavecin, il est bon de ne les pas jouer tout à fait aussi lentement qu’on le feroit sur d’autres instrumens ; à cause du peu de durée de ses sons.
10/ Il faut surtout se rendre très délicat en claviers ; et avoir toujours un instrument bien emplumé. Je comprens cependent qu’il y a des gens à qui cela peut estre indiffèrent ; parcequ’ils joüent également mal sur quelqu’ instrument que ce soit.
11/ Non seulement, les préludes annoncent agréablement le ton des pièces qu’on va jouer : Mais, ils servent à dénouer les doigts ; et souvent à éprouver des claviers sur lesquels on ne s’est point encor exercé.
12/ Quoy que ces Préludes soient écrits mesurés, il y a cependant un goût d’usage qu’il faut suivre. Je m’explique. Prélude, est une composition libre, ou l’imagination se livre à tout ce qui se prèsente à elle. Il faut que ceux qui auront recours à ces Préludes-réglés, les joüent d’une maniere aisée sans trop s’attacher à la précision des mouvemens ;
1/ On doit tourner, un tant soit peu le corps sur la droite étant au clavecin : ne point avoir Les genoux trop serrés ; et tenir ses pieds vis à vis L’un de L’autre ; mais surtout le pièd droit bien en dehors.
2/ A L’égard des grimaces du visage on peut s’en corriger soy-même en mettant un miroir sur le pupittre de L’épinette, ou du clavecin.
3/ Il faut avoir un air aisé à son clavecin : sans fixer trop la vuë sur quelque objet, ny l’auoir trop vague : enfin regarder La compagnie, s’il s’en trouve, comme sy on n’étoit point occupé d’ailleurs. Cet avis n’est que pour ceux qui jouent sans le secours de Leurs Livres.
4/ On connoîtra par La pratique, combien le changement d’un doigt, à un autre, sur la même note, sera utile ; et quelle liaison cela donne au jeu.
5/ C’est la valeur des notes qui doit, en general, dèterminer la durée des pincés-doubles, des ports-de-voix-doubles ; et des tremblemens.
6/ Quoi que les tremblemens soient marqués égaux, dans la table des àgrèmens de mon premier livre, ils doivent cependant commencer plus lentement qu’ils ne finissent : mais, cette gradation doit être imperceptible.
7/ Si le clavecin n’enfle point ses sons ; si les batemens redoublés sur une même note ne lui conviennent pas extrêmement ; Il a d’ autres avantages, qui sont, La précision, La netteté, Le brillant ; Et L’etenduë.
8/ il y a selon moy dans notre façon d’ecrire la musique, des défauts qui se raportent à la manière d’ècrire notre langue. C’est que nous écrivons différemment de ce que nous exécutons ; ce qui fait que les étrangers jouent notre musique moins bien que nous fesons la leur.
Par exemple. Nous pointons plusieurs croches de suites par degrés-conjoints ; Et cependant nous les marquons ègales ; notre usage nous a asservis ; Et nous continuons.
9/ A L’ègard des pièces tendres qui se jouent sur le clavecin, il est bon de ne les pas jouer tout à fait aussi lentement qu’on le feroit sur d’autres instrumens ; à cause du peu de durée de ses sons.
10/ Il faut surtout se rendre très délicat en claviers ; et avoir toujours un instrument bien emplumé. Je comprens cependent qu’il y a des gens à qui cela peut estre indiffèrent ; parcequ’ils joüent également mal sur quelqu’ instrument que ce soit.
11/ Non seulement, les préludes annoncent agréablement le ton des pièces qu’on va jouer : Mais, ils servent à dénouer les doigts ; et souvent à éprouver des claviers sur lesquels on ne s’est point encor exercé.
12/ Quoy que ces Préludes soient écrits mesurés, il y a cependant un goût d’usage qu’il faut suivre. Je m’explique. Prélude, est une composition libre, ou l’imagination se livre à tout ce qui se prèsente à elle. Il faut que ceux qui auront recours à ces Préludes-réglés, les joüent d’une maniere aisée sans trop s’attacher à la précision des mouvemens ;
1/ On doit tourner, un tant soit peu le corps sur la droite étant au clavecin : ne point avoir Les genoux trop serrés ; et tenir ses pieds vis à vis L’un de L’autre ; mais surtout le pièd droit bien en dehors.
2/ A L’égard des grimaces du visage on peut s’en corriger soy-même en mettant un miroir sur le pupittre de L’épinette, ou du clavecin.
3/ Il faut avoir un air aisé à son clavecin : sans fixer trop la vuë sur quelque objet, ny l’auoir trop vague : enfin regarder La compagnie, s’il s’en trouve, comme sy on n’étoit point occupé d’ailleurs. Cet avis n’est que pour ceux qui jouent sans le secours de Leurs Livres.
4/ On connoîtra par La pratique, combien le changement d’un doigt, à un autre, sur la même note, sera utile ; et quelle liaison cela donne au jeu.
5/ C’est la valeur des notes qui doit, en general, dèterminer la durée des pincés-doubles, des ports-de-voix-doubles ; et des tremblemens.
6/ Quoi que les tremblemens soient marqués égaux, dans la table des àgrèmens de mon premier livre, ils doivent cependant commencer plus lentement qu’ils ne finissent : mais, cette gradation doit être imperceptible.
7/ Si le clavecin n’enfle point ses sons ; si les batemens redoublés sur une même note ne lui conviennent pas extrêmement ; Il a d’ autres avantages, qui sont, La précision, La netteté, Le brillant ; Et L’etenduë.
8/ il y a selon moy dans notre façon d’ecrire la musique, des défauts qui se raportent à la manière d’ècrire notre langue. C’est que nous écrivons différemment de ce que nous exécutons ; ce qui fait que les étrangers jouent notre musique moins bien que nous fesons la leur.
Par exemple. Nous pointons plusieurs croches de suites par degrés-conjoints ; Et cependant nous les marquons ègales ; notre usage nous a asservis ; Et nous continuons.
9/ A L’ègard des pièces tendres qui se jouent sur le clavecin, il est bon de ne les pas jouer tout à fait aussi lentement qu’on le feroit sur d’autres instrumens ; à cause du peu de durée de ses sons.
10/ Il faut surtout se rendre très délicat en claviers ; et avoir toujours un instrument bien emplumé. Je comprens cependent qu’il y a des gens à qui cela peut estre indiffèrent ; parcequ’ils joüent également mal sur quelqu’ instrument que ce soit.
11/ Non seulement, les préludes annoncent agréablement le ton des pièces qu’on va jouer : Mais, ils servent à dénouer les doigts ; et souvent à éprouver des claviers sur lesquels on ne s’est point encor exercé.
12/ Quoy que ces Préludes soient écrits mesurés, il y a cependant un goût d’usage qu’il faut suivre. Je m’explique. Prélude, est une composition libre, ou l’imagination se livre à tout ce qui se prèsente à elle. Il faut que ceux qui auront recours à ces Préludes-réglés, les joüent d’une maniere aisée sans trop s’attacher à la précision des mouvemens ;
1/ On doit tourner, un tant soit peu le corps sur la droite étant au clavecin : ne point avoir Les genoux trop serrés ; et tenir ses pieds vis à vis L’un de L’autre ; mais surtout le pièd droit bien en dehors.
2/ A L’égard des grimaces du visage on peut s’en corriger soy-même en mettant un miroir sur le pupittre de L’épinette, ou du clavecin.
3/ Il faut avoir un air aisé à son clavecin : sans fixer trop la vuë sur quelque objet, ny l’auoir trop vague : enfin regarder La compagnie, s’il s’en trouve, comme sy on n’étoit point occupé d’ailleurs. Cet avis n’est que pour ceux qui jouent sans le secours de Leurs Livres.
4/ On connoîtra par La pratique, combien le changement d’un doigt, à un autre, sur la même note, sera utile ; et quelle liaison cela donne au jeu.
5/ C’est la valeur des notes qui doit, en general, dèterminer la durée des pincés-doubles, des ports-de-voix-doubles ; et des tremblemens.
6/ Quoi que les tremblemens soient marqués égaux, dans la table des àgrèmens de mon premier livre, ils doivent cependant commencer plus lentement qu’ils ne finissent : mais, cette gradation doit être imperceptible.
7/ Si le clavecin n’enfle point ses sons ; si les batemens redoublés sur une même note ne lui conviennent pas extrêmement ; Il a d’ autres avantages, qui sont, La précision, La netteté, Le brillant ; Et L’etenduë.
8/ il y a selon moy dans notre façon d’ecrire la musique, des défauts qui se raportent à la manière d’ècrire notre langue. C’est que nous écrivons différemment de ce que nous exécutons ; ce qui fait que les étrangers jouent notre musique moins bien que nous fesons la leur.
Par exemple. Nous pointons plusieurs croches de suites par degrés-conjoints ; Et cependant nous les marquons ègales ; notre usage nous a asservis ; Et nous continuons.
9/ A L’ègard des pièces tendres qui se jouent sur le clavecin, il est bon de ne les pas jouer tout à fait aussi lentement qu’on le feroit sur d’autres instrumens ; à cause du peu de durée de ses sons.
10/ Il faut surtout se rendre très délicat en claviers ; et avoir toujours un instrument bien emplumé. Je comprens cependent qu’il y a des gens à qui cela peut estre indiffèrent ; parcequ’ils joüent également mal sur quelqu’ instrument que ce soit.
11/ Non seulement, les préludes annoncent agréablement le ton des pièces qu’on va jouer : Mais, ils servent à dénouer les doigts ; et souvent à éprouver des claviers sur lesquels on ne s’est point encor exercé.
12/ Quoy que ces Préludes soient écrits mesurés, il y a cependant un goût d’usage qu’il faut suivre. Je m’explique. Prélude, est une composition libre, ou l’imagination se livre à tout ce qui se prèsente à elle. Il faut que ceux qui auront recours à ces Préludes-réglés, les joüent d’une maniere aisée sans trop s’attacher à la précision des mouvemens ;
1/ On doit tourner, un tant soit peu le corps sur la droite étant au clavecin : ne point avoir Les genoux trop serrés ; et tenir ses pieds vis à vis L’un de L’autre ; mais surtout le pièd droit bien en dehors.
2/ A L’égard des grimaces du visage on peut s’en corriger soy-même en mettant un miroir sur le pupittre de L’épinette, ou du clavecin.
3/ Il faut avoir un air aisé à son clavecin : sans fixer trop la vuë sur quelque objet, ny l’auoir trop vague : enfin regarder La compagnie, s’il s’en trouve, comme sy on n’étoit point occupé d’ailleurs. Cet avis n’est que pour ceux qui jouent sans le secours de Leurs Livres.
4/ On connoîtra par La pratique, combien le changement d’un doigt, à un autre, sur la même note, sera utile ; et quelle liaison cela donne au jeu.
5/ C’est la valeur des notes qui doit, en general, dèterminer la durée des pincés-doubles, des ports-de-voix-doubles ; et des tremblemens.
6/ Quoi que les tremblemens soient marqués égaux, dans la table des àgrèmens de mon premier livre, ils doivent cependant commencer plus lentement qu’ils ne finissent : mais, cette gradation doit être imperceptible.
7/ Si le clavecin n’enfle point ses sons ; si les batemens redoublés sur une même note ne lui conviennent pas extrêmement ; Il a d’ autres avantages, qui sont, La précision, La netteté, Le brillant ; Et L’etenduë.
8/ il y a selon moy dans notre façon d’ecrire la musique, des défauts qui se raportent à la manière d’ècrire notre langue. C’est que nous écrivons différemment de ce que nous exécutons ; ce qui fait que les étrangers jouent notre musique moins bien que nous fesons la leur.
Par exemple. Nous pointons plusieurs croches de suites par degrés-conjoints ; Et cependant nous les marquons ègales ; notre usage nous a asservis ; Et nous continuons.
9/ A L’ègard des pièces tendres qui se jouent sur le clavecin, il est bon de ne les pas jouer tout à fait aussi lentement qu’on le feroit sur d’autres instrumens ; à cause du peu de durée de ses sons.
10/ Il faut surtout se rendre très délicat en claviers ; et avoir toujours un instrument bien emplumé. Je comprens cependent qu’il y a des gens à qui cela peut estre indiffèrent ; parcequ’ils joüent également mal sur quelqu’ instrument que ce soit.
11/ Non seulement, les préludes annoncent agréablement le ton des pièces qu’on va jouer : Mais, ils servent à dénouer les doigts ; et souvent à éprouver des claviers sur lesquels on ne s’est point encor exercé.
12/ Quoy que ces Préludes soient écrits mesurés, il y a cependant un goût d’usage qu’il faut suivre. Je m’explique. Prélude, est une composition libre, ou l’imagination se livre à tout ce qui se prèsente à elle. Il faut que ceux qui auront recours à ces Préludes-réglés, les joüent d’une maniere aisée sans trop s’attacher à la précision des mouvemens ;
1/ On doit tourner, un tant soit peu le corps sur la droite étant au clavecin : ne point avoir Les genoux trop serrés ; et tenir ses pieds vis à vis L’un de L’autre ; mais surtout le pièd droit bien en dehors.
2/ A L’égard des grimaces du visage on peut s’en corriger soy-même en mettant un miroir sur le pupittre de L’épinette, ou du clavecin.
3/ Il faut avoir un air aisé à son clavecin : sans fixer trop la vuë sur quelque objet, ny l’auoir trop vague : enfin regarder La compagnie, s’il s’en trouve, comme sy on n’étoit point occupé d’ailleurs. Cet avis n’est que pour ceux qui jouent sans le secours de Leurs Livres.
4/ On connoîtra par La pratique, combien le changement d’un doigt, à un autre, sur la même note, sera utile ; et quelle liaison cela donne au jeu.
5/ C’est la valeur des notes qui doit, en general, dèterminer la durée des pincés-doubles, des ports-de-voix-doubles ; et des tremblemens.
6/ Quoi que les tremblemens soient marqués égaux, dans la table des àgrèmens de mon premier livre, ils doivent cependant commencer plus lentement qu’ils ne finissent : mais, cette gradation doit être imperceptible.
7/ Si le clavecin n’enfle point ses sons ; si les batemens redoublés sur une même note ne lui conviennent pas extrêmement ; Il a d’ autres avantages, qui sont, La précision, La netteté, Le brillant ; Et L’etenduë.
8/ il y a selon moy dans notre façon d’ecrire la musique, des défauts qui se raportent à la manière d’ècrire notre langue. C’est que nous écrivons différemment de ce que nous exécutons ; ce qui fait que les étrangers jouent notre musique moins bien que nous fesons la leur.
Par exemple. Nous pointons plusieurs croches de suites par degrés-conjoints ; Et cependant nous les marquons ègales ; notre usage nous a asservis ; Et nous continuons.
9/ A L’ègard des pièces tendres qui se jouent sur le clavecin, il est bon de ne les pas jouer tout à fait aussi lentement qu’on le feroit sur d’autres instrumens ; à cause du peu de durée de ses sons.
10/ Il faut surtout se rendre très délicat en claviers ; et avoir toujours un instrument bien emplumé. Je comprens cependent qu’il y a des gens à qui cela peut estre indiffèrent ; parcequ’ils joüent également mal sur quelqu’ instrument que ce soit.
11/ Non seulement, les préludes annoncent agréablement le ton des pièces qu’on va jouer : Mais, ils servent à dénouer les doigts ; et souvent à éprouver des claviers sur lesquels on ne s’est point encor exercé.
12/ Quoy que ces Préludes soient écrits mesurés, il y a cependant un goût d’usage qu’il faut suivre. Je m’explique. Prélude, est une composition libre, ou l’imagination se livre à tout ce qui se prèsente à elle. Il faut que ceux qui auront recours à ces Préludes-réglés, les joüent d’une maniere aisée sans trop s’attacher à la précision des mouvemens ;
1/ On doit tourner, un tant soit peu le corps sur la droite étant au clavecin : ne point avoir Les genoux trop serrés ; et tenir ses pieds vis à vis L’un de L’autre ; mais surtout le pièd droit bien en dehors.
2/ A L’égard des grimaces du visage on peut s’en corriger soy-même en mettant un miroir sur le pupittre de L’épinette, ou du clavecin.
3/ Il faut avoir un air aisé à son clavecin : sans fixer trop la vuë sur quelque objet, ny l’auoir trop vague : enfin regarder La compagnie, s’il s’en trouve, comme sy on n’étoit point occupé d’ailleurs. Cet avis n’est que pour ceux qui jouent sans le secours de Leurs Livres.
4/ On connoîtra par La pratique, combien le changement d’un doigt, à un autre, sur la même note, sera utile ; et quelle liaison cela donne au jeu.
5/ C’est la valeur des notes qui doit, en general, dèterminer la durée des pincés-doubles, des ports-de-voix-doubles ; et des tremblemens.
6/ Quoi que les tremblemens soient marqués égaux, dans la table des àgrèmens de mon premier livre, ils doivent cependant commencer plus lentement qu’ils ne finissent : mais, cette gradation doit être imperceptible.
7/ Si le clavecin n’enfle point ses sons ; si les batemens redoublés sur une même note ne lui conviennent pas extrêmement ; Il a d’ autres avantages, qui sont, La précision, La netteté, Le brillant ; Et L’etenduë.
8/ il y a selon moy dans notre façon d’ecrire la musique, des défauts qui se raportent à la manière d’ècrire notre langue. C’est que nous écrivons différemment de ce que nous exécutons ; ce qui fait que les étrangers jouent notre musique moins bien que nous fesons la leur.
Par exemple. Nous pointons plusieurs croches de suites par degrés-conjoints ; Et cependant nous les marquons ègales ; notre usage nous a asservis ; Et nous continuons.
9/ A L’ègard des pièces tendres qui se jouent sur le clavecin, il est bon de ne les pas jouer tout à fait aussi lentement qu’on le feroit sur d’autres instrumens ; à cause du peu de durée de ses sons.
10/ Il faut surtout se rendre très délicat en claviers ; et avoir toujours un instrument bien emplumé. Je comprens cependent qu’il y a des gens à qui cela peut estre indiffèrent ; parcequ’ils joüent également mal sur quelqu’ instrument que ce soit.
11/ Non seulement, les préludes annoncent agréablement le ton des pièces qu’on va jouer : Mais, ils servent à dénouer les doigts ; et souvent à éprouver des claviers sur lesquels on ne s’est point encor exercé.
12/ Quoy que ces Préludes soient écrits mesurés, il y a cependant un goût d’usage qu’il faut suivre. Je m’explique. Prélude, est une composition libre, ou l’imagination se livre à tout ce qui se prèsente à elle. Il faut que ceux qui auront recours à ces Préludes-réglés, les joüent d’une maniere aisée sans trop s’attacher à la précision des mouvemens ;
1/ On doit tourner, un tant soit peu le corps sur la droite étant au clavecin : ne point avoir Les genoux trop serrés ; et tenir ses pieds vis à vis L’un de L’autre ; mais surtout le pièd droit bien en dehors.
2/ A L’égard des grimaces du visage on peut s’en corriger soy-même en mettant un miroir sur le pupittre de L’épinette, ou du clavecin.
3/ Il faut avoir un air aisé à son clavecin : sans fixer trop la vuë sur quelque objet, ny l’auoir trop vague : enfin regarder La compagnie, s’il s’en trouve, comme sy on n’étoit point occupé d’ailleurs. Cet avis n’est que pour ceux qui jouent sans le secours de Leurs Livres.
4/ On connoîtra par La pratique, combien le changement d’un doigt, à un autre, sur la même note, sera utile ; et quelle liaison cela donne au jeu.
5/ C’est la valeur des notes qui doit, en general, dèterminer la durée des pincés-doubles, des ports-de-voix-doubles ; et des tremblemens.
6/ Quoi que les tremblemens soient marqués égaux, dans la table des àgrèmens de mon premier livre, ils doivent cependant commencer plus lentement qu’ils ne finissent : mais, cette gradation doit être imperceptible.
7/ Si le clavecin n’enfle point ses sons ; si les batemens redoublés sur une même note ne lui conviennent pas extrêmement ; Il a d’ autres avantages, qui sont, La précision, La netteté, Le brillant ; Et L’etenduë.
8/ il y a selon moy dans notre façon d’ecrire la musique, des défauts qui se raportent à la manière d’ècrire notre langue. C’est que nous écrivons différemment de ce que nous exécutons ; ce qui fait que les étrangers jouent notre musique moins bien que nous fesons la leur.
Par exemple. Nous pointons plusieurs croches de suites par degrés-conjoints ; Et cependant nous les marquons ègales ; notre usage nous a asservis ; Et nous continuons.
9/ A L’ègard des pièces tendres qui se jouent sur le clavecin, il est bon de ne les pas jouer tout à fait aussi lentement qu’on le feroit sur d’autres instrumens ; à cause du peu de durée de ses sons.
10/ Il faut surtout se rendre très délicat en claviers ; et avoir toujours un instrument bien emplumé. Je comprens cependent qu’il y a des gens à qui cela peut estre indiffèrent ; parcequ’ils joüent également mal sur quelqu’ instrument que ce soit.
11/ Non seulement, les préludes annoncent agréablement le ton des pièces qu’on va jouer : Mais, ils servent à dénouer les doigts ; et souvent à éprouver des claviers sur lesquels on ne s’est point encor exercé.
12/ Quoy que ces Préludes soient écrits mesurés, il y a cependant un goût d’usage qu’il faut suivre. Je m’explique. Prélude, est une composition libre, ou l’imagination se livre à tout ce qui se prèsente à elle. Il faut que ceux qui auront recours à ces Préludes-réglés, les joüent d’une maniere aisée sans trop s’attacher à la précision des mouvemens ;
1/ On doit tourner, un tant soit peu le corps sur la droite étant au clavecin : ne point avoir Les genoux trop serrés ; et tenir ses pieds vis à vis L’un de L’autre ; mais surtout le pièd droit bien en dehors.
2/ A L’égard des grimaces du visage on peut s’en corriger soy-même en mettant un miroir sur le pupittre de L’épinette, ou du clavecin.
3/ Il faut avoir un air aisé à son clavecin : sans fixer trop la vuë sur quelque objet, ny l’auoir trop vague : enfin regarder La compagnie, s’il s’en trouve, comme sy on n’étoit point occupé d’ailleurs. Cet avis n’est que pour ceux qui jouent sans le secours de Leurs Livres.
4/ On connoîtra par La pratique, combien le changement d’un doigt, à un autre, sur la même note, sera utile ; et quelle liaison cela donne au jeu.
5/ C’est la valeur des notes qui doit, en general, dèterminer la durée des pincés-doubles, des ports-de-voix-doubles ; et des tremblemens.
6/ Quoi que les tremblemens soient marqués égaux, dans la table des àgrèmens de mon premier livre, ils doivent cependant commencer plus lentement qu’ils ne finissent : mais, cette gradation doit être imperceptible.
7/ Si le clavecin n’enfle point ses sons ; si les batemens redoublés sur une même note ne lui conviennent pas extrêmement ; Il a d’ autres avantages, qui sont, La précision, La netteté, Le brillant ; Et L’etenduë.
8/ il y a selon moy dans notre façon d’ecrire la musique, des défauts qui se raportent à la manière d’ècrire notre langue. C’est que nous écrivons différemment de ce que nous exécutons ; ce qui fait que les étrangers jouent notre musique moins bien que nous fesons la leur.
Par exemple. Nous pointons plusieurs croches de suites par degrés-conjoints ; Et cependant nous les marquons ègales ; notre usage nous a asservis ; Et nous continuons.
9/ A L’ègard des pièces tendres qui se jouent sur le clavecin, il est bon de ne les pas jouer tout à fait aussi lentement qu’on le feroit sur d’autres instrumens ; à cause du peu de durée de ses sons.
10/ Il faut surtout se rendre très délicat en claviers ; et avoir toujours un instrument bien emplumé. Je comprens cependent qu’il y a des gens à qui cela peut estre indiffèrent ; parcequ’ils joüent également mal sur quelqu’ instrument que ce soit.
11/ Non seulement, les préludes annoncent agréablement le ton des pièces qu’on va jouer : Mais, ils servent à dénouer les doigts ; et souvent à éprouver des claviers sur lesquels on ne s’est point encor exercé.
12/ Quoy que ces Préludes soient écrits mesurés, il y a cependant un goût d’usage qu’il faut suivre. Je m’explique. Prélude, est une composition libre, ou l’imagination se livre à tout ce qui se prèsente à elle. Il faut que ceux qui auront recours à ces Préludes-réglés, les joüent d’une maniere aisée sans trop s’attacher à la précision des mouvemens ;
1/ On doit tourner, un tant soit peu le corps sur la droite étant au clavecin : ne point avoir Les genoux trop serrés ; et tenir ses pieds vis à vis L’un de L’autre ; mais surtout le pièd droit bien en dehors.
2/ A L’égard des grimaces du visage on peut s’en corriger soy-même en mettant un miroir sur le pupittre de L’épinette, ou du clavecin.
3/ Il faut avoir un air aisé à son clavecin : sans fixer trop la vuë sur quelque objet, ny l’auoir trop vague : enfin regarder La compagnie, s’il s’en trouve, comme sy on n’étoit point occupé d’ailleurs. Cet avis n’est que pour ceux qui jouent sans le secours de Leurs Livres.
4/ On connoîtra par La pratique, combien le changement d’un doigt, à un autre, sur la même note, sera utile ; et quelle liaison cela donne au jeu.
5/ C’est la valeur des notes qui doit, en general, dèterminer la durée des pincés-doubles, des ports-de-voix-doubles ; et des tremblemens.
6/ Quoi que les tremblemens soient marqués égaux, dans la table des àgrèmens de mon premier livre, ils doivent cependant commencer plus lentement qu’ils ne finissent : mais, cette gradation doit être imperceptible.
7/ Si le clavecin n’enfle point ses sons ; si les batemens redoublés sur une même note ne lui conviennent pas extrêmement ; Il a d’ autres avantages, qui sont, La précision, La netteté, Le brillant ; Et L’etenduë.
8/ il y a selon moy dans notre façon d’ecrire la musique, des défauts qui se raportent à la manière d’ècrire notre langue. C’est que nous écrivons différemment de ce que nous exécutons ; ce qui fait que les étrangers jouent notre musique moins bien que nous fesons la leur.
Par exemple. Nous pointons plusieurs croches de suites par degrés-conjoints ; Et cependant nous les marquons ègales ; notre usage nous a asservis ; Et nous continuons.
9/ A L’ègard des pièces tendres qui se jouent sur le clavecin, il est bon de ne les pas jouer tout à fait aussi lentement qu’on le feroit sur d’autres instrumens ; à cause du peu de durée de ses sons.
10/ Il faut surtout se rendre très délicat en claviers ; et avoir toujours un instrument bien emplumé. Je comprens cependent qu’il y a des gens à qui cela peut estre indiffèrent ; parcequ’ils joüent également mal sur quelqu’ instrument que ce soit.
11/ Non seulement, les préludes annoncent agréablement le ton des pièces qu’on va jouer : Mais, ils servent à dénouer les doigts ; et souvent à éprouver des claviers sur lesquels on ne s’est point encor exercé.
12/ Quoy que ces Préludes soient écrits mesurés, il y a cependant un goût d’usage qu’il faut suivre. Je m’explique. Prélude, est une composition libre, ou l’imagination se livre à tout ce qui se prèsente à elle. Il faut que ceux qui auront recours à ces Préludes-réglés, les joüent d’une maniere aisée sans trop s’attacher à la précision des mouvemens ;
1/ On doit tourner, un tant soit peu le corps sur la droite étant au clavecin : ne point avoir Les genoux trop serrés ; et tenir ses pieds vis à vis L’un de L’autre ; mais surtout le pièd droit bien en dehors.
2/ A L’égard des grimaces du visage on peut s’en corriger soy-même en mettant un miroir sur le pupittre de L’épinette, ou du clavecin.
3/ Il faut avoir un air aisé à son clavecin : sans fixer trop la vuë sur quelque objet, ny l’auoir trop vague : enfin regarder La compagnie, s’il s’en trouve, comme sy on n’étoit point occupé d’ailleurs. Cet avis n’est que pour ceux qui jouent sans le secours de Leurs Livres.
4/ On connoîtra par La pratique, combien le changement d’un doigt, à un autre, sur la même note, sera utile ; et quelle liaison cela donne au jeu.
5/ C’est la valeur des notes qui doit, en general, dèterminer la durée des pincés-doubles, des ports-de-voix-doubles ; et des tremblemens.
6/ Quoi que les tremblemens soient marqués égaux, dans la table des àgrèmens de mon premier livre, ils doivent cependant commencer plus lentement qu’ils ne finissent : mais, cette gradation doit être imperceptible.
7/ Si le clavecin n’enfle point ses sons ; si les batemens redoublés sur une même note ne lui conviennent pas extrêmement ; Il a d’ autres avantages, qui sont, La précision, La netteté, Le brillant ; Et L’etenduë.
8/ il y a selon moy dans notre façon d’ecrire la musique, des défauts qui se raportent à la manière d’ècrire notre langue. C’est que nous écrivons différemment de ce que nous exécutons ; ce qui fait que les étrangers jouent notre musique moins bien que nous fesons la leur.
Par exemple. Nous pointons plusieurs croches de suites par degrés-conjoints ; Et cependant nous les marquons ègales ; notre usage nous a asservis ; Et nous continuons.
9/ A L’ègard des pièces tendres qui se jouent sur le clavecin, il est bon de ne les pas jouer tout à fait aussi lentement qu’on le feroit sur d’autres instrumens ; à cause du peu de durée de ses sons.
10/ Il faut surtout se rendre très délicat en claviers ; et avoir toujours un instrument bien emplumé. Je comprens cependent qu’il y a des gens à qui cela peut estre indiffèrent ; parcequ’ils joüent également mal sur quelqu’ instrument que ce soit.
11/ Non seulement, les préludes annoncent agréablement le ton des pièces qu’on va jouer : Mais, ils servent à dénouer les doigts ; et souvent à éprouver des claviers sur lesquels on ne s’est point encor exercé.
12/ Quoy que ces Préludes soient écrits mesurés, il y a cependant un goût d’usage qu’il faut suivre. Je m’explique. Prélude, est une composition libre, ou l’imagination se livre à tout ce qui se prèsente à elle. Il faut que ceux qui auront recours à ces Préludes-réglés, les joüent d’une maniere aisée sans trop s’attacher à la précision des mouvemens ;
1/ On doit tourner, un tant soit peu le corps sur la droite étant au clavecin : ne point avoir Les genoux trop serrés ; et tenir ses pieds vis à vis L’un de L’autre ; mais surtout le pièd droit bien en dehors.
2/ A L’égard des grimaces du visage on peut s’en corriger soy-même en mettant un miroir sur le pupittre de L’épinette, ou du clavecin.
3/ Il faut avoir un air aisé à son clavecin : sans fixer trop la vuë sur quelque objet, ny l’auoir trop vague : enfin regarder La compagnie, s’il s’en trouve, comme sy on n’étoit point occupé d’ailleurs. Cet avis n’est que pour ceux qui jouent sans le secours de Leurs Livres.
4/ On connoîtra par La pratique, combien le changement d’un doigt, à un autre, sur la même note, sera utile ; et quelle liaison cela donne au jeu.
5/ C’est la valeur des notes qui doit, en general, dèterminer la durée des pincés-doubles, des ports-de-voix-doubles ; et des tremblemens.
6/ Quoi que les tremblemens soient marqués égaux, dans la table des àgrèmens de mon premier livre, ils doivent cependant commencer plus lentement qu’ils ne finissent : mais, cette gradation doit être imperceptible.
7/ Si le clavecin n’enfle point ses sons ; si les batemens redoublés sur une même note ne lui conviennent pas extrêmement ; Il a d’ autres avantages, qui sont, La précision, La netteté, Le brillant ; Et L’etenduë.
8/ il y a selon moy dans notre façon d’ecrire la musique, des défauts qui se raportent à la manière d’ècrire notre langue. C’est que nous écrivons différemment de ce que nous exécutons ; ce qui fait que les étrangers jouent notre musique moins bien que nous fesons la leur.
Par exemple. Nous pointons plusieurs croches de suites par degrés-conjoints ; Et cependant nous les marquons ègales ; notre usage nous a asservis ; Et nous continuons.
9/ A L’ègard des pièces tendres qui se jouent sur le clavecin, il est bon de ne les pas jouer tout à fait aussi lentement qu’on le feroit sur d’autres instrumens ; à cause du peu de durée de ses sons.
10/ Il faut surtout se rendre très délicat en claviers ; et avoir toujours un instrument bien emplumé. Je comprens cependent qu’il y a des gens à qui cela peut estre indiffèrent ; parcequ’ils joüent également mal sur quelqu’ instrument que ce soit.
11/ Non seulement, les préludes annoncent agréablement le ton des pièces qu’on va jouer : Mais, ils servent à dénouer les doigts ; et souvent à éprouver des claviers sur lesquels on ne s’est point encor exercé.
12/ Quoy que ces Préludes soient écrits mesurés, il y a cependant un goût d’usage qu’il faut suivre. Je m’explique. Prélude, est une composition libre, ou l’imagination se livre à tout ce qui se prèsente à elle. Il faut que ceux qui auront recours à ces Préludes-réglés, les joüent d’une maniere aisée sans trop s’attacher à la précision des mouvemens ;
1/ On doit tourner, un tant soit peu le corps sur la droite étant au clavecin : ne point avoir Les genoux trop serrés ; et tenir ses pieds vis à vis L’un de L’autre ; mais surtout le pièd droit bien en dehors.
2/ A L’égard des grimaces du visage on peut s’en corriger soy-même en mettant un miroir sur le pupittre de L’épinette, ou du clavecin.
3/ Il faut avoir un air aisé à son clavecin : sans fixer trop la vuë sur quelque objet, ny l’auoir trop vague : enfin regarder La compagnie, s’il s’en trouve, comme sy on n’étoit point occupé d’ailleurs. Cet avis n’est que pour ceux qui jouent sans le secours de Leurs Livres.
4/ On connoîtra par La pratique, combien le changement d’un doigt, à un autre, sur la même note, sera utile ; et quelle liaison cela donne au jeu.
5/ C’est la valeur des notes qui doit, en general, dèterminer la durée des pincés-doubles, des ports-de-voix-doubles ; et des tremblemens.
6/ Quoi que les tremblemens soient marqués égaux, dans la table des àgrèmens de mon premier livre, ils doivent cependant commencer plus lentement qu’ils ne finissent : mais, cette gradation doit être imperceptible.
7/ Si le clavecin n’enfle point ses sons ; si les batemens redoublés sur une même note ne lui conviennent pas extrêmement ; Il a d’ autres avantages, qui sont, La précision, La netteté, Le brillant ; Et L’etenduë.
8/ il y a selon moy dans notre façon d’ecrire la musique, des défauts qui se raportent à la manière d’ècrire notre langue. C’est que nous écrivons différemment de ce que nous exécutons ; ce qui fait que les étrangers jouent notre musique moins bien que nous fesons la leur.
Par exemple. Nous pointons plusieurs croches de suites par degrés-conjoints ; Et cependant nous les marquons ègales ; notre usage nous a asservis ; Et nous continuons.
9/ A L’ègard des pièces tendres qui se jouent sur le clavecin, il est bon de ne les pas jouer tout à fait aussi lentement qu’on le feroit sur d’autres instrumens ; à cause du peu de durée de ses sons.
10/ Il faut surtout se rendre très délicat en claviers ; et avoir toujours un instrument bien emplumé. Je comprens cependent qu’il y a des gens à qui cela peut estre indiffèrent ; parcequ’ils joüent également mal sur quelqu’ instrument que ce soit.
11/ Non seulement, les préludes annoncent agréablement le ton des pièces qu’on va jouer : Mais, ils servent à dénouer les doigts ; et souvent à éprouver des claviers sur lesquels on ne s’est point encor exercé.
12/ Quoy que ces Préludes soient écrits mesurés, il y a cependant un goût d’usage qu’il faut suivre. Je m’explique. Prélude, est une composition libre, ou l’imagination se livre à tout ce qui se prèsente à elle. Il faut que ceux qui auront recours à ces Préludes-réglés, les joüent d’une maniere aisée sans trop s’attacher à la précision des mouvemens ;
1/ On doit tourner, un tant soit peu le corps sur la droite étant au clavecin : ne point avoir Les genoux trop serrés ; et tenir ses pieds vis à vis L’un de L’autre ; mais surtout le pièd droit bien en dehors.
2/ A L’égard des grimaces du visage on peut s’en corriger soy-même en mettant un miroir sur le pupittre de L’épinette, ou du clavecin.
3/ Il faut avoir un air aisé à son clavecin : sans fixer trop la vuë sur quelque objet, ny l’auoir trop vague : enfin regarder La compagnie, s’il s’en trouve, comme sy on n’étoit point occupé d’ailleurs. Cet avis n’est que pour ceux qui jouent sans le secours de Leurs Livres.
4/ On connoîtra par La pratique, combien le changement d’un doigt, à un autre, sur la même note, sera utile ; et quelle liaison cela donne au jeu.
5/ C’est la valeur des notes qui doit, en general, dèterminer la durée des pincés-doubles, des ports-de-voix-doubles ; et des tremblemens.
6/ Quoi que les tremblemens soient marqués égaux, dans la table des àgrèmens de mon premier livre, ils doivent cependant commencer plus lentement qu’ils ne finissent : mais, cette gradation doit être imperceptible.
7/ Si le clavecin n’enfle point ses sons ; si les batemens redoublés sur une même note ne lui conviennent pas extrêmement ; Il a d’ autres avantages, qui sont, La précision, La netteté, Le brillant ; Et L’etenduë.
8/ il y a selon moy dans notre façon d’ecrire la musique, des défauts qui se raportent à la manière d’ècrire notre langue. C’est que nous écrivons différemment de ce que nous exécutons ; ce qui fait que les étrangers jouent notre musique moins bien que nous fesons la leur.
Par exemple. Nous pointons plusieurs croches de suites par degrés-conjoints ; Et cependant nous les marquons ègales ; notre usage nous a asservis ; Et nous continuons.
9/ A L’ègard des pièces tendres qui se jouent sur le clavecin, il est bon de ne les pas jouer tout à fait aussi lentement qu’on le feroit sur d’autres instrumens ; à cause du peu de durée de ses sons.
10/ Il faut surtout se rendre très délicat en claviers ; et avoir toujours un instrument bien emplumé. Je comprens cependent qu’il y a des gens à qui cela peut estre indiffèrent ; parcequ’ils joüent également mal sur quelqu’ instrument que ce soit.
11/ Non seulement, les préludes annoncent agréablement le ton des pièces qu’on va jouer : Mais, ils servent à dénouer les doigts ; et souvent à éprouver des claviers sur lesquels on ne s’est point encor exercé.
12/ Quoy que ces Préludes soient écrits mesurés, il y a cependant un goût d’usage qu’il faut suivre. Je m’explique. Prélude, est une composition libre, ou l’imagination se livre à tout ce qui se prèsente à elle. Il faut que ceux qui auront recours à ces Préludes-réglés, les joüent d’une maniere aisée sans trop s’attacher à la précision des mouvemens ;
1/ On doit tourner, un tant soit peu le corps sur la droite étant au clavecin : ne point avoir Les genoux trop serrés ; et tenir ses pieds vis à vis L’un de L’autre ; mais surtout le pièd droit bien en dehors.
2/ A L’égard des grimaces du visage on peut s’en corriger soy-même en mettant un miroir sur le pupittre de L’épinette, ou du clavecin.
3/ Il faut avoir un air aisé à son clavecin : sans fixer trop la vuë sur quelque objet, ny l’auoir trop vague : enfin regarder La compagnie, s’il s’en trouve, comme sy on n’étoit point occupé d’ailleurs. Cet avis n’est que pour ceux qui jouent sans le secours de Leurs Livres.
4/ On connoîtra par La pratique, combien le changement d’un doigt, à un autre, sur la même note, sera utile ; et quelle liaison cela donne au jeu.
5/ C’est la valeur des notes qui doit, en general, dèterminer la durée des pincés-doubles, des ports-de-voix-doubles ; et des tremblemens.
6/ Quoi que les tremblemens soient marqués égaux, dans la table des àgrèmens de mon premier livre, ils doivent cependant commencer plus lentement qu’ils ne finissent : mais, cette gradation doit être imperceptible.
7/ Si le clavecin n’enfle point ses sons ; si les batemens redoublés sur une même note ne lui conviennent pas extrêmement ; Il a d’ autres avantages, qui sont, La précision, La netteté, Le brillant ; Et L’etenduë.
8/ il y a selon moy dans notre façon d’ecrire la musique, des défauts qui se raportent à la manière d’ècrire notre langue. C’est que nous écrivons différemment de ce que nous exécutons ; ce qui fait que les étrangers jouent notre musique moins bien que nous fesons la leur.
Par exemple. Nous pointons plusieurs croches de suites par degrés-conjoints ; Et cependant nous les marquons ègales ; notre usage nous a asservis ; Et nous continuons.
9/ A L’ègard des pièces tendres qui se jouent sur le clavecin, il est bon de ne les pas jouer tout à fait aussi lentement qu’on le feroit sur d’autres instrumens ; à cause du peu de durée de ses sons.
10/ Il faut surtout se rendre très délicat en claviers ; et avoir toujours un instrument bien emplumé. Je comprens cependent qu’il y a des gens à qui cela peut estre indiffèrent ; parcequ’ils joüent également mal sur quelqu’ instrument que ce soit.
11/ Non seulement, les préludes annoncent agréablement le ton des pièces qu’on va jouer : Mais, ils servent à dénouer les doigts ; et souvent à éprouver des claviers sur lesquels on ne s’est point encor exercé.
12/ Quoy que ces Préludes soient écrits mesurés, il y a cependant un goût d’usage qu’il faut suivre. Je m’explique. Prélude, est une composition libre, ou l’imagination se livre à tout ce qui se prèsente à elle. Il faut que ceux qui auront recours à ces Préludes-réglés, les joüent d’une maniere aisée sans trop s’attacher à la précision des mouvemens ;
1/ On doit tourner, un tant soit peu le corps sur la droite étant au clavecin : ne point avoir Les genoux trop serrés ; et tenir ses pieds vis à vis L’un de L’autre ; mais surtout le pièd droit bien en dehors.
2/ A L’égard des grimaces du visage on peut s’en corriger soy-même en mettant un miroir sur le pupittre de L’épinette, ou du clavecin.
3/ Il faut avoir un air aisé à son clavecin : sans fixer trop la vuë sur quelque objet, ny l’auoir trop vague : enfin regarder La compagnie, s’il s’en trouve, comme sy on n’étoit point occupé d’ailleurs. Cet avis n’est que pour ceux qui jouent sans le secours de Leurs Livres.
4/ On connoîtra par La pratique, combien le changement d’un doigt, à un autre, sur la même note, sera utile ; et quelle liaison cela donne au jeu.
5/ C’est la valeur des notes qui doit, en general, dèterminer la durée des pincés-doubles, des ports-de-voix-doubles ; et des tremblemens.
6/ Quoi que les tremblemens soient marqués égaux, dans la table des àgrèmens de mon premier livre, ils doivent cependant commencer plus lentement qu’ils ne finissent : mais, cette gradation doit être imperceptible.
7/ Si le clavecin n’enfle point ses sons ; si les batemens redoublés sur une même note ne lui conviennent pas extrêmement ; Il a d’ autres avantages, qui sont, La précision, La netteté, Le brillant ; Et L’etenduë.
8/ il y a selon moy dans notre façon d’ecrire la musique, des défauts qui se raportent à la manière d’ècrire notre langue. C’est que nous écrivons différemment de ce que nous exécutons ; ce qui fait que les étrangers jouent notre musique moins bien que nous fesons la leur.
Par exemple. Nous pointons plusieurs croches de suites par degrés-conjoints ; Et cependant nous les marquons ègales ; notre usage nous a asservis ; Et nous continuons.
9/ A L’ègard des pièces tendres qui se jouent sur le clavecin, il est bon de ne les pas jouer tout à fait aussi lentement qu’on le feroit sur d’autres instrumens ; à cause du peu de durée de ses sons.
10/ Il faut surtout se rendre très délicat en claviers ; et avoir toujours un instrument bien emplumé. Je comprens cependent qu’il y a des gens à qui cela peut estre indiffèrent ; parcequ’ils joüent également mal sur quelqu’ instrument que ce soit.
11/ Non seulement, les préludes annoncent agréablement le ton des pièces qu’on va jouer : Mais, ils servent à dénouer les doigts ; et souvent à éprouver des claviers sur lesquels on ne s’est point encor exercé.
12/ Quoy que ces Préludes soient écrits mesurés, il y a cependant un goût d’usage qu’il faut suivre. Je m’explique. Prélude, est une composition libre, ou l’imagination se livre à tout ce qui se prèsente à elle. Il faut que ceux qui auront recours à ces Préludes-réglés, les joüent d’une maniere aisée sans trop s’attacher à la précision des mouvemens ;